Facebook est-il la réincarnation du Mal ?

Nouvelle émission très intéressante d’Arrêt sur images (je ne vous recommanderai jamais assez de vous y inscrire) sur Facebook et plus généralement les dangers de l’Internet  pour nos jeunes bambins. 

Comme vous n’êtes pas sans savoir (ou pas), je n’ai pas de compte sur Facebook et compte bien résister aussi longtemps que faire se peut. Je n’aime pas Facebook car, d’une part, je n’ai jamais compris l’intérêt d’avoir une liste de 2658 amis dont je ne connais que le centième (et encore), et d’autre part parce que Google se donne déjà suffisamment du mal pour récupérer des infos sur moi pour que je ne lui facilite pas, en plus, la vie1. Bref, je n’ai pas de compte Facebook, je n’aime pas Facebook mais quand France 2 fait un tel reportage sur le sujet, je ne peux que m’indigner.

Ne regardant pas plus la télévision que je suis sur Facebook, je n’ai pas eu la chance et le bonheur de voir le reportage d’Envoyé Spécial diffusé sur la 2 il y a quelques semaines et qui a instantanément fait scandale sur la toile. La faute à un traitement très négatif et à peine caricatural (si peu) sur le thème du : Facebook, c’est le mal, regardez, vos enfants vont souffrir, argh vade retro satanas ! On y voyait notamment deux charmantes jeunes filles « blondes et châtain clair » de 14 ans mettre des photos dénudées sur le réseau social tout en cherchant des « plans taz » (comprendre, pour les incultes de mon espère, un plan ecstasy). Ou encore le cas de ce malheureux (et pas malin) banquier aux États-Unis qui a pris un congé pour, a-t-il assuré à son patron, affaires familiales mais dont une photo de lui déguisé lors d’une soirée Halloween a été retrouvée par un gentil collègue, ce qui lui a valu d’être viré (ben oui, on plaisante pas avec son patron aux States)2

firedhalloween

Ben quoi, n’a-t-on pas dit que les valeurs familiales n’étaient plus ce qu’elles étaient ??

 

Malgré mon rejet de Facebook, le traitement de ce sujet était soit à mourir de rire, soit à vomir. Les choix musicaux n’étaient pas forcément mauvais, mais jai trouvé au reportage un ton très « 13 heures de TF1 » très désagréable, sur le thème bien populaire du « faites attention à Internet, c’est le mal ». C’est pourquoi je regardai avec attention l’émission d’arrêt sur images (lien direct, il faut donc être inscrit pour y accéder) sur le sujet, et ce fut assez intéressant.

En sus de Daniel Schneidermann, fidèle au poste avec sa chemise rose, étaient sur le plateau David Abiker, Thibaut Charenton de Tibo, etc3, et Véronique Fima-Fromager, parente partie en croisade contre le mal que fait Internet aux petits. La discussion a un peu trop tourné autour des petits nenfants, mais elle fut néanmoins intéressante. David et Thibaut m’ont semblé bien plus convaincant que Véronique qui n’avait aucun chiffre à avancer, rien de bien concret donc.

Et je suis totalement d’accord avec la conclusion générale, à savoir que c’étaient aux parents d’éduquer leurs enfants, d’abord en leur interdisant un accès libre à Internet avant un certain âge. Bon, évidemment, cela présuppose que les parents connaissent, au moins vaguement, l’outil, ce qui n’est pas évident et laisse à l’écart une grande partie des enfants, m’est avis. Par ailleurs, m’est avis aussi que les enfants auront toujours un peu d’avance sur leurs parents, au moins tant que la génération d’enfants Internautes dès le biberon ne sera elle-même devenue parents… Mais bon, pointer bêtement du doigt l’Internet comme seul responsable comme le fait une certaine secrétaire d’État, c’est tout simplement désolant. Mais politiquement efficace, point de doute (son clip est bien fichu, il faut l’avouer). 

Cette émission m’a convaincu que j’avais raison de ne pas aller sur Facebook tant que je pourrais l’éviter, mais elle fut aussi intéressante pour, un peu, remettre les points sur les i. Et au passage, félicitations à Thibaut pour cette reconnaissance publique (même si ça ne vaut pas un passage chez Pernaut au niveau audience…) !

 

En fait, ça date du 12 décembre… comment je réagis avec un train de retard moi !

  1. Je m’en voudrais de mettre au chômage de pauvres développeurs qui n’ont rien demandé voyez-vous… []
  2. Au moins, ce banquier aura connu son heure de gloire, courte, certes, m’enfin c’est déjà pas si mal… []
  3. Et des DIDO, des vidéos qui, comme leur titre l’indique bien, traitent de sujets totalement inutiles mais qui ont le don de m’amuser, il me faut ici humblement l’avouer []