The Dark Knight

Depuis cet article « historique », j’ai publié une nouvelle critique du film, bien plus complète : The Dark Knight, Christopher Nolan

Hier soir, nous sommes allés voir en famille The Dark Knight au Cinerama de Seattle. Un mot sur la salle : apparemment, c’est une des premières salles de cinéma à utiliser un très grand écran en format panoramique aux États-Unis (donc, je suppose, dans le monde). Apparemment, ils utilisaient au départ pas moins de trois projecteurs pour couvrir le très large écran. Pour l’anecdote, le cinéma aurait été sauvé du rachat par Paul Allen, co-fondateur de Microsoft et apparemment meilleur ami de tout Seattle… 🙄

Bon, venons-en maintenant au principal, à savoir le film. Dernier épisode de Batman, The Dark Knight est aussi, autant le dire d’emblée, le meilleur de la série (bon, en fait, le Tim Burton était quand même génial…). En tout cas, il est clairement le plus sombre, aussi noir que le chevalier du titre et ce n’est pas le Joker qui changerait quoi que ce soit à la noirceur, bien au contraire même puisque ce Joker-là, loin de la version Nicholson, est un Joker très triste, très moche et très génial. On en a beaucoup parlé, mais pour une mauvaise raison puisque l’on en a parlé du fait de la mort de son acteur, Heath Ledger, alors que l’on aurait du en parler car, vraiment, il est génial.

L’histoire suit très précisément le dernier Batman en date, à savoir Batman Begins. Je ne l’ai vu que très récemment, lorsqu’il est passé sur France 2 il y a quelques semaines, et je suis bien content de l’avoir vu tant ce film reprend les mêmes et continue. On retrouve exactement les mêmes personnages et les mêmes acteurs pour les interpréter, et l’histoire reprend en gros là où Batman Begins s’était arrêté. En bref, si vous ne l’avez pas vu, je vous recommande de commencer par lui avant de voir The Dark Knight.

Ce film commence sur une sorte de « beggin end » : une situation idyllique où l’action combinée de Batman, d’un policier et d’un couple d’avocats permet de mettre derrière les barreaux toute la mafia de Gotham City. Cette situation de départ se bloque sur un élément perturbateur, le grain de sable dans la machine, le Joker bien sûr. Incontrolable par personne car uniquement dans l’instant et surtout n’étant pas motivé par l’argent, il résiste absolument à Batman et à la police, enchaînant les morts successives sans que personne ne puisse rien faire contre. La noirceur s’instaure alors quand la population toute entière se retourne contre Batman, accusé par le Joker d’être la raison d’être de son action.

Se développe alors une rhétorique très intéressante sur le Joker comme étant le double noir de Batman. À plusieurs reprises, Joker explique en effet qu’il n’agit que pour s’amuser avec Batman, et qu’il ne cherche donc surtout pas à le tuer. Et à la fin, Batman ne pourra pas le tuer, comme si, effectivement, il avait aussi besoin de Joker que le Joker avait besoin de lui. C’est troublant car jamais, à ma connaissance au moins, on était allé aussi loin dans la noirceur du héros de comics. Le sacrifice final consenti par Batman (je n’en dis pas plus) confirme cette noirceur ambiente qui rend le film si intéressant…

Edit : correction de tous les « Dark Night »… 🙄

  1. À propos de la publicité… []